Girondins

Les finances du club sont dans le rouge

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A Bordeaux, l'arrêt prématuré du championnat n'arrange pas les finances du club déjà très limitées. La recherche de liquidités va être une priorité dans les prochains jours.

A l'image de nombreux clubs, les Girondins de Bordeaux souhaitaient terminer la saison sur le terrain. Au niveau sportif, le club aquitain se trouve dans le ventre mou et ne semblait pas être en mesure d'accrocher quelque chose à l'issue de la saison, mais les pertes financières dues à cet arrêt précoce de l'exercice 2019-2020 mettent la santé du club en danger. Il y a quelques jours, un accord a été trouvé pour une baisse des salaires en plus de l'accord trouvé avec l'UNFP, mais cela ne suffira clairement pas, comme l'a soufflé une source proche du club à nos confrères de L'Equipe. "Ces économies servent surtout à continuer à payer tous les salariés. C'est de l'argent disponible à très court terme" a-t-elle glissé.

D'après le média français, les Girondins devraient accuser des pertes s'élevant à 30 millions d'euros si les compétitions ne reprennent pas avant septembre. Problème, il s'agit de la somme que les dirigeants espéraient récupérer sur des ventes cet été. Ils devront donc revoir leur plan, et vite. "Le propriétaire a intérêt à capitaliser de l'argent très rapidement" confie un dirigeant. Pour l'heure, la situation est inquiétante mais pas insolvable. Deux solutions sont envisagées par le club pour trouver les liquidités nécessaires.

La première d'entre elles serait de vendre les créances sur les transferts. Mais cette solution serait également synonyme de perte d'argent sur le long terme, comme l'explique un dirigeant. "Cela permettrait de rentrer l'argent tout de suite sur des montants normalement lissés sur 3-4 ans, ceux d'Aurélien Tchouaméni (Monaco) et Jules Koundé (Séville), par exemple. C'est une très bonne solution à court terme. Mais sur deux-trois ans, cela signifie aussi abandonner des commissions". La seconde solution est celle d'une aide du propriétaire du club, King Street. Enfin, au delà des inquiétudes liées aux pertes économiques, les Girondins devront aussi s'entretenir avec leurs partenaires, lesquels pourraient réclamer un dédommagement, ce qui ne serait pas pour arranger la situation du club.