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Pour Bordeaux, ça ne s'arrange pas

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Pour Willy Sagnol et Bordeaux, la zone de relégation se rapproche (17ème)
Pour Willy Sagnol et Bordeaux, la zone de relégation se rapproche (17ème)

Après chaque journée de Ligue 1, MadeInFOOT.com vous propose son top/flop, regroupant les actions qui ont satisfait ou déçu la rédaction. Second acte avec les flops de cette seizième journée du championnat de France.

Les flops :

Pour Bordeaux, ça ne s'arrange pas

Trois matchs, trois défaites, une élimination en Ligue Europa et une dix-septième place en Ligue 1 : Bordeaux vient de vivre une semaine extrêmement compliquée. Dernier acte de ces déboires, mercredi soir, du côté de Furiani. Face à Bastia, les Girondins ont présenté un visage bien plus présentable que face à Caen, trois jours plus tôt (1-4). Mais après une glissade d'Hassani, ils ont fini par s'incliner sur un but de Raspentino dans les dernières minutes. Malgré le classement actuel, le président bordelais préférait retenir le positif de cette soirée. "J'ai vu quand même une équipe qui a su réagir, qui a pris sa chance et qui n'a pas été récompensée", a souligné Jean-Louis Triaud. Pour son entraîneur, c'est aussi un problème d'effectif, décimé par les blessures et suspensions. "En fin de match, on jouait avec une défense qui évoluait presque en CFA l'année dernière, tout comme la ligne offensive", a relevé Willy Sagnol. Pas question, donc, de dramatiser la situation. "Il faut savoir garder le cap, ne pas paniquer et espérer le retour des blessés et suspendus", conclue Jean-Louis Triaud. Car avec ces récentes contre-performances, Bordeaux n'a plus qu'un point d'avance sur la zone de relégation. Pour une équipe présente en coupe d'Europe, le constat fait tâche.

Troyes s'enfonce, Furlan s'en va

Il aura donc fallu attendre seize journées, seize matchs sans la moindre victoire pour voir Jean-Marc Furlan limogé. Ce jeudi matin, le technicien de 58 ans a été démis de ses fonctions par son président, Daniel Masoni. La décision couvait depuis plusieurs jours. Elle est donc tombée au lendemain de cette nouvelle déroute face à Toulouse (0-3). Balayé à domicile par le dix-neuvième de Ligue 1, l'ESTAC s'est encore un peu plus enfoncé dans les bas-fonds du classement. Le club de l'Aube fait même pire que la triste performance de Grenoble en 2009 lorsque les Isérois avaient dû attendre la seizième journée pour enfin réussir à s'imposer. A Troyes, ce n'est pas encore le cas. Inutile de dire qu'il y a évidemment urgence alors que la trêve hivernale approche à grands pas. Loin d'être les meilleures conditions pour que son successeur, encore inconnu, prenne les commandes de l'équipe première. D'autant plus que se profile dès samedi soir un court déplacement à Reims qui pourrait continuer d'enfoncer la pire défense et la pire attaque de Ligue 1.

A Sainté, ça devient dur d'enchaîner

"Un match d'une grande tristesse". Voilà comment le capitaine stéphanois, Loïc Perrin, est venu qualifier la soirée des Verts, mercredi, sur la pelouse du stade Pierre-Mauroy. Face à Lille, les hommes de Christophe Galtier ont, en effet, enchaîné un quatrième revers de rang à l'extérieur (1-0). Après Caen, le PSG et l'OL, c'est donc au tour du LOSC de faire tomber l'ASSE. Dès lors, un constat s'impose pour le groupe stéphanois. Avec l'accumulation des matchs, les Verts peinent à enchaîner. Sans Théophile-Catherine, Sall, Lemoine ou encore Beric, leur ambition dans le jeu s'est avérée très pauvre face aux Nordistes. Seul un coup-franc d'Eysseric sur la barre d'Enyeama a entretenu l'espoir d'un résultat. Heureusement pour les Stéphanois, la qualification pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa est d'ores et déjà acquise. Ce qui leur permettra d'aborder plus sereinement la réception de la Lazio Rome, jeudi, à Geoffroy-Guichard. Mais dans la foulée, il faudra rapidement enchaîner par un déplacement à Monaco en championnat, puis un autre au Parc des Princes en Coupe de la Ligue. Après avoir manqué, mercredi, de monter sur le podium, les Verts vont donc devoir cravacher jusqu'à la trêve pour rester dans le bon wagon avant de recharger les batteries pour la deuxième partie de saison.