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Et si le conte de fées de David Faupala continuait en Ligue 1 ?

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David Faupala a fêté sa première apparition en pro sur la pelouse de Chelsea, fin février.
David Faupala a fêté sa première apparition en pro sur la pelouse de Chelsea, fin février.

Recruté l'été dernier par Manchester City, David Faupala a vécu une année de rêve, qui a largement dépassé ses espérances du début de saison. Pour MadeinFOOT, le jeune attaquant français raconte ses premiers pas chez les Skyblues et accepte de se projeter sur son avenir à court terme, qui pourrait bien s'écrire en France...

Les princesses de Walt Disney n’ont pas le monopole du conte de fées. David Faupala est bien placé pour le savoir. Formé à Lens, dans sa région natale, ce jeune attaquant était à peine connu dans l’Hexagone au moment où sa carrière a pris un premier tournant, avec la signature d’un contrat professionnel à Manchester City, l’été dernier. Moins d’un an plus tard, le voilà qui se révèle derrière la Manche. « J’ai toujours rêvé de jouer en Angleterre », nous confie celui qui a inscrit hier soir son cinquième but de la saison avec les U21 des Skyblues. « Donc quand tu arrives dans un club comme City… C’est un autre monde. Les installations sont énormes, on a un stade pour les U21... »

De la citrouille sang-et-or, Faupala passe au carrosse bleu ciel. Mais pas question de prendre le melon ! « Il est très sérieux dès que ça touche à son travail, parce qu’il est extrêmement déterminé. Je travaille avec énormément de jeunes joueurs et c’est peut-être le plus déterminé que j’ai pu voir à son âge », raconte son agent Jennifer Mendelewitsch, parfaite dans le rôle de la bonne fée. « Je lui ai bien fait comprendre qu’il ne fallait surtout pas qu’il se croit déjà arrivé. Quand on arrive à cet âge-là, dans un club aussi énorme, on peut se reposer sur ses lauriers. Mais lui s’est très rapidement mis au travail. » Et ça n’a pas tardé à porter ses fruits...

Sa première à Stamford Bridge !

Le 21 février dernier, Manuel Pellegrini l’utilise pour la première fois à l’occasion d’un 5e tour de Cup à Chelsea. L’écrin de Stamford Bridge, il y a pire pour débuter une carrière en pro. Mais le meilleur reste à venir et au bout de 37 minutes de jeu, le français offre l’égalisation à City en contrant un dégagement de Branislav Ivanovic, suite à une jolie combinaison avec Iheanacho. « J’étais super excité : faire son premier match titulaire dans un stade comme ça, ça fait un choc. Quand tu penses qu’un an en arrière, j’étais encore en U19 à Lens... Mon frère et mes potes étaient en tribunes, mes parents regardaient le match en France. J’ai essayé de faire le meilleur match possible et quand j’ai marqué, c’était la cerise sur le gâteau. »

La gifle reçue ce jour-là par City (5-1) n’aura pas de quoi entamer son moral. Pas plus que le fait de ne pas avoir été rappelé depuis, malgré une présence régulière aux séances d’entraînement du groupe pro. « Quand j’ai signé à City, il était prévu depuis le début que j’étais joueur des U21 », explique Faupala. « Les dirigeants ont été très clairs depuis le départ, il ne fallait pas compter sur le fait de jouer avec l’équipe pro. J’étais là pour continuer ma formation, pas pour intégrer l’effectif. »

Un retour en France à l'étude...

Du haut de ses 19 ans, qu’il a fêtés le 11 février, l’ancien Lensois n’est donc pas pressé. Mais il ne veut pas non plus perdre de temps ! Ainsi, après des discussions avec la direction mancunienne le mois dernier, l’idée d’un prêt d’une saison a déjà été validée. Selon nos informations, des clubs de Championship (D2 anglaise) et d’Eredivisie (Pays-Bas) se sont déjà renseignés, mais c’est en France que l'aventure de Faupala devrait se poursuivre. Plusieurs clubs de L1 et L2 ont d’ailleurs pris contact avec son agent. « Ligue 1 ou Ligue 2, les deux sont intéressants. Ça va dépendre du projet du club, de son effectif, etc », explique Jennifer Mendelewitsch. « Il y a deux options : soit un bon club de L2 qui s’appuierait beaucoup sur David, soit un club de L1 avec un effectif un peu short, ce qui lui permettrait d’épauler un 9 titulaire, sachant qu’il peut aussi évoluer sur un côté. Je pense que ça lui ferait du bien de revenir une saison en France... »

L’intéressé, lui, est plutôt emballé à l’idée de retrouver son pays natal. « J’aimerais bien revenir en France, dans un club de L1 ou L2. Ça me permettrait de prendre de l’expérience », répète le Citizen, qui émet quelques idées de destinations possibles... « Depuis que je suis petit, j’ai toujours aimé Saint-Etienne, mais il y a beaucoup de bons clubs en France pour des jeunes comme moi : Bordeaux, Guingamp, Caen, Nice... » Mais en attendant de savoir quelles couleurs il défendra la saison prochaine, il devra passer par une autre étape importante dans sa jeune carrière : une rencontre avec son futur entraîneur, un certain Pep Guardiola. « Je pense que tous les joueurs du Monde rêvent de travailler avec lui », confie le jeune homme, excité à l’idée de rencontrer le tacticien espagnol. Qu'on se le dise, le conte de fées de David Faupala est encore loin d'avoir rendu son dernier chapitre...