Girondins

Costil sur King Street : "Je pense qu'ils en avaient plein le cul et qu'ils sont partis"

Baptiste RETTER
Costil tranche sur King Street
Costil tranche sur King Street

Jeudi dernier, King Street, le propriétaire de Bordeaux, a annoncé ne plus vouloir financer le club. Ce dimanche, après la défaite des Girondins à Lorient (4-1) lors de la 34ème journée de Ligue 1, Benoît Costil (33 ans, 33 matches en Ligue 1 cette saison) s'est exprimé sur le retrait du fonds d'investissement américain.

"Il est difficile de mesurer l'impact de l'annonce. On l'a appris en arrivant à Lorient, avant le repas (jeudi soir). Je m'attendais à beaucoup de choses, sauf à ça. Ce ne sont jamais des situations anodines et faciles à vivre. Il y avait déjà eu beaucoup d'interrogations, mais, là, évidemment que ça n'aide pas. Mais on est aussi fautifs sur le terrain. En temps normal, c'est sûr qu'il vaut mieux avoir un environnement favorable. J'imagine que c'est le cas ici, à Lorient", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "C'est plus compliqué pour nous. Je ne connais pas ces gens (de King Street), je ne les ai jamais vus, je ne leur ai jamais parlé. Je pense qu'ils en avaient plein le cul et qu'ils sont partis. Après, je ne connais pas tous les tenants et aboutissants. On ne va pas sauter au plafond, forcément. Ce sont des choses qui nous perturbent et nous inquiètent. Ce n'est pas anodin. Vous imaginez bien notre état d'esprit... Mais, le plus important, c'est le club. Nous (les joueurs et leur avenir), ce n'est pas un problème. On doit faire en sorte que Bordeaux soit en Ligue 1 la saison prochaine".