Girondins

L'imbroglio autour de Koscielny

Koscielny avec les Girondins de Bordeaux
Koscielny avec les Girondins de Bordeaux

C'est une sorte de grand choc mais avant tout, d'une grande interrogation autour d'un joueur, d'un contrat et de son futur au sein d'un club. Suite au rachat du club girondin l'été dernier par Gérard Lopez (entre autres), le nouveau conseil d'administration semble découvrir plusieurs choses dont il n'avait pas forcément foi avant l'investissement et l'acquisition de l'un des clubs mythiques français. Début octobre, le journal L'Équipe a sorti un dossier visant à éclaircir la situation autour du contrat de Laurent Koscielny, l'actuel capitaine de l'équipe fanion.

Depuis toujours, le FCGB et plus grossièrement la Ligue 1, attirent les amateurs de football et également les amateurs de pari au Canada et ailleurs. De plus en plus compétitive malgré l'hégémonie annoncée chaque année du PSG, la compétition du championnat de France de football est une aubaine pour le microcosme du football.

Il a longtemps permis aux plus jeunes talents d'éclore et aux anciennes gloires de venir y terminer leur carrière et de profiter d'une compétitivité importante et d'une qualité de vie peut-être différente de celle connue à l'étranger durant les carrières de ces mêmes gloires. Arrivé en grandes pompes d'Arsenal durant l'été 2019, l'ancien défenseur des Bleus semble protéger par un fructueux contrat au sein du club. Explications.

Un joueur de qualité avant tout

Son transfert avait fait un grand bruit et avait malheureusement pour le joueur, mis fin de triste manière à une longue histoire d'amour avec le club britannique d'Arsenal. Érigé en héros par les supporters Gooners, il avait longtemps porté la défense locale de bien belle manière avant d'exprimer presque subitement, son désir de rentrer en France, notamment pour des raisons familiales.

Très vite et peu de temps après son arrivée, Laurent Koscielny n'aura pas traîné pour montrer toute l'étendue de son talent et mettre à profit son expérience au sein d'un effectif extrêmement jeune. Le désormais capitaine du groupe a beau faire face à de plus en plus de blessures récurrentes et un âge avancé au fil des mois (36 ans), il reste un défenseur hors-pair et un leader de groupe tout aussi louable.

Le natif de Tulle n'est bien évidemment plus à son prime mais il a encore de la ressource pour aider les Girondins à se sortir d'une longue et mauvaise phase et pourquoi pas, permettre au nouveau projet de se mettre en place à court terme.

Pour cela, Koscielny semble être attaché contractuellement au FCGB de manière on-ne-peut-plus sécurisée pour sa part. D'un point de vue financier, l'attrait semble important selon le fameux article de L'Équipe.

Un choix lui appartenant

Selon les informations recueillies par le quotidien français, Laurent Koscielny sera le seul décideur de la suite de son contrat au 30 juin prochain, date habituelle dans le monde du sport et particulièrement du football. Il a en effet, la possibilité d'activer son contrat pour deux années supplémentaires et intrinsèquement, fragilisé les ressources financières bordelaises, déjà bien impactées.

Se pose alors la question naturelle et logique : ce que Koscielny peut apporter au projet local est-il plus important que sa ligne de salaire au sein des finances ? Si cette question paraît légitime auprès des supporters, elle ne l'est aucunement auprès des dirigeants puisque pour rappel, seul Koscielny décidera de son futur comme son contrat établi en 2019 le stipule.

Un contrat des plus atypiques qui n'avait, toujours selon L'Équipe, pas été inclus dans les différents dossiers envoyés aux potentiels repreneurs l'été dernier. Une hérésie qui fait logiquement parler aujourd'hui. Le défenseur bordelais toucherait actuellement aux alentours des 3 millions d'euros brut par an. Et même en cas de départ ou de rupture du contrat (s'il est possible de le faire - personne ne le sait vraiment), la somme à payer serait importante et se chiffrerait autour des cinq millions d'euros.

Intégré au club ?

Il est rare de voir tant de garanties autour d'un joueur devenu l'un parmi tant d'autres - pour ne pas dire lambda - au sein de son équipe et de la ligue 1. De manière plus classique, il dispose d'une clause de reconversion, à l'image de Paul Baysse et Jimmy Briand. Ainsi, il pourrait faire ses classes d'entraîneur au sein de l'Académie et continuer de profiter de la vie bordelaise, non loin de sa Corrèze natale à l'issue de sa carrière.