Girondins

Laurent Koscielny vide son sac avec un énorme coup de gueule

Julien Castanheira
Laurent Koscielny vide son sac
Laurent Koscielny vide son sac

Laurent Koscielny n'a pas mâché ses mots, ce jeudi, en conférence de presse. Le défenseur des Girondins de Bordeaux a tiré à boulets rouges sur ses coéquipiers et l'ambiance générale dans le groupe bordelais...

C'est ce qu'on appelle vider son sac. Présent en conférence de presse ce jeudi, à 48 heures de la réception du FC Metz, Laurent Koscielny a lâché tout ce qu'il avait sur le coeur concernant la situation à Bordeaux. En effet, le défenseur de 35 ans est visiblement rongé par un ras-le-bol global, qu'il a déjà exprimé au sein du groupe après le match contre Marseille.

"Je pense que je suis naturel, quand j’ai des choses à dire, je le dis. Après Marseille, j’ai dit des choses, ça a pu choquer certains. Ça a été des mots forts. Je ne me suis pas excusé, l’excuse est trop facile. Mais ce sont choses qui sont importantes dans une équipe, le collectif. On sait qu’individuellement, nous n’avons pas les qualités pour faire la différence tout seul sur le terrain. Si au contraire on pense collectif, à aider son partenaire, faire ce qu’il faut pour le mettre dans les meilleures dispositions, là on est capables de faire de bons matches. Des matches pleins, et ça c’est important. C’est comme ça qu’on peut être régulier dans ce championnat" a-t-il déclaré, d'abord. Pour Koscielny, ce n'est pas Jean-Louis Gasset qui est en tort, au contraire. Selon lui, le "message du coach passe (...) mais peut-être que certains ne le comprennent plus" : "Il faut aller au combat avec des personnes en qui tu as confiance. J'essaie d'apporter le maximum pour ceux qui ont envie d'aider le club à avoir les meilleurs résultats possibles. Il faut vite prendre des points et changer tout ça".

"Quand il y a autant de joueurs qui ne te donnent pas envie de travailler"

Si le coach n'est pas le problème, l'ancien international tricolore sait ce qui cloche à Bordeaux : l'ambiance générale. D'après lui, le manque d'envie de certains joueurs tire le groupe vers le bas. "L'ambiance est moyenne, très moyenne, il faut être réaliste. Vous êtes dans un groupe où il y a énormément de joueurs en fin de contrat, qui veulent partir. Il faut rester avec ceux qui ont envie de se battre, de donner, de partager, de progresser. C'est une fin de cycle. Quand il y a autant de joueurs qui ne te donnent pas envie de travailler, ni de progresser, c'est difficile d'avoir des résultats. C'est pour ça que je peux être méchant dans mes paroles. Ce sont des bons mecs mais si tu ne travailles pas, t'auras rien et au bout d'un moment, on t'oubliera. J'ai du mal avec certains parce que ça passe par le travail. On m'a inculqué des valeurs très importantes dans la vie. On n'a pas eu la même éducation et là-dessus, j'ai un peu de mal".

Koscielny est clair, l'osmose ne prend pas à Bordeaux : "Il y a de tout. Je ne peux pas être ami avec tout le monde". L'ancien Gunner a aussi évoqué sa brouille avec Ben Arfa dernièrement. "Si ça s’est aplani avec Hatem ? J’ai dit ce qu’il fallait dire. Si le message n’est pas passé, ou que tu n’as pas envie de l’écouter, c’est comme ça. Je me battrai avec les gens qui ont envie d’aller le plus loin possible avec ce groupe. Il nous reste trois mois, on fera tout ce qu’il faut pour obtenir le maintien le plus rapidement possible. Et après se poser les bonnes questions. (...) Il faut aller à un moment donné sur le terrain avec les mecs en qui tu as confiance et qui sont dans le même état d’esprit que toi. Le coach fera son équipe jusqu’à la fin de la saison, mais c’est sûr qu’il y a trois mois très importants. A nous de prendre les points le plus vite possible pour obtenir le maintien, et après tourner la page de cette saison, et faire un peu le ménage". La bonne humeur règne à Bordeaux.